
Un chauffage qui semble tourner sans discontinuer, sans que le logement n'atteigne jamais vraiment sa température de confort, ce n'est pas toujours le signe d'un hiver rigoureux. Plusieurs causes bien identifiées expliquent ce comportement, certaines liées à la régulation, d'autres à l'état du circuit.
Le cas normal, à distinguer d'abord
Sur les journées les plus froides de l'année, un fonctionnement long et quasi continu de l'appareil est un comportement attendu, l'appareil compense une déperdition de chaleur du logement plus importante qu'à l'accoutumée. Ce qui doit alerter, c'est un fonctionnement continu qui persiste même quand le froid extérieur redevient plus modéré, ou qui s'accompagne d'un logement qui, malgré tout, n'atteint jamais sa consigne.
La régulation en cause
Un thermostat d'ambiance mal placé, trop proche d'une fenêtre ou d'un courant d'air, mesure une température locale plus basse que celle du reste du logement, et pousse le chauffage à continuer alors que les autres pièces ont déjà atteint leur confort. Sur les installations équipées d'une sonde extérieure pilotant une loi d'eau, une sonde exposée au soleil l'après-midi ou trop proche d'une source de chaleur peut fausser durablement le pilotage, en sous-estimant les besoins réels.

Le circuit qui transmet mal la chaleur
Un circuit dont la circulation est ralentie, par embouage progressif ou par un circulateur qui a perdu en puissance, livre moins efficacement la chaleur produite aux radiateurs. La chaudière continue alors de chauffer pour tenter de compenser ce mauvais transfert, sans jamais vraiment y parvenir puisque le problème n'est pas la production de chaleur mais son acheminement.
Une déperdition du logement plus importante qu'estimée
Une fenêtre mal fermée, une porte extérieure qui laisse passer l'air, ou une isolation qui a vieilli peuvent expliquer un besoin de chauffe réellement supérieur à ce que le logement demandait auparavant, sans qu'aucune panne ne soit en cause côté chauffage lui-même. Un tour du logement, à la recherche de courants d'air perceptibles, fait partie du diagnostic à ne pas négliger.
Ce qu'il faut observer avant d'appeler
Le moment d'apparition du phénomène, progressif ou récent, la température extérieure réelle au moment où le chauffage tourne sans discontinuer, et si le logement finit malgré tout par atteindre sa consigne ou reste durablement en dessous. Ces observations orientent le diagnostic entre régulation, circuit et déperdition du bâti.
Notre article sur le fonctionnement d'un circuit de chauffage central explique le rôle de chaque organe concerné par ce type de symptôme. Notre page dépannage chaudière gaz à Besançon et notre visite d'entretien annuel permettent toutes deux de vérifier la régulation et l'état du circuit.
Julien Vernier, chauffagiste, SOS Chauffage Besançon.


